KRISTAB a écrit: AdRi3N a écrit:les catalogues Solid State, A&M/CTI et Prestige sont assez fournis en albums jazzfunk entre 1968 et 1969.
On pourrait donc considérer que le Jazz-Funk est né en 68... Le Funk étant apparu
plus tôt (67 selon toi et 65 en ce qui me concerne).
Non car je ne pense pas que le jazz-funk ne soit que le croisement du jazz et du funk. Je le verrais plus comme un funk instrumental, replaçant ainsi le "débat" vers :
Lequel est né le premier : le funk chanté ou le funk instrumental?KRISTAB a écrit:AdRi3N a écrit:le funk n'est pas que le croisement du jazz et de la soul. La composante latine est tout aussi prépondérante.
Je ne dirais pas que la composante latine est "toute aussi prépondérante" que la composante Jazz dans le Funk... Mais bon, chacun entend ce qu'il veut !...
La composante est déjà en partie digérée dans le jazz en 1967. Je sais pas si tu as ce coffret édité par Blue Note il y a quelques années regroupant les principaux enregistrements de Herbie Hancock pour ce label.
Il est rapporté dans le livret une discussion entre
Mongo Santamaria et
Herbie Hancock (qui à l'époque travaillait pour
Donald Byrd ) concernant l'influence de la musique latine dans le jazz de l'époque (mi-60). Je n'en connais plus les détails mais la conversation se termine par Byrd demandant à Hancock de se mettre au piano et de jouer le dernier morceau qu'HH a écrit : Cantaloupe Island. Mongo Santamaria, surpris et ravi, leur fait remarquer que ce morceau lui fait fortement penser aux chansons folkloriques de Cuba.
Maintenant l'influence d'une musique sur une autre n'est pas toujours audible sur les morceaux (mélodies, rythmes, arrangements) ; par contre, on peut s'en rendre compte sur le jeu des musiciens (accents, riffs, renversements d'accords, etc).
De plus, la musique latine est un terme générique regroupant différents styles (courants?) de musiques (souvent folkloriques) des pays d'amérique latine. Le guaracha-son cubain, le calypso, la salsa, le mambo, le merengue sont autant de façon de jouer, d'accentuer, de chanter, d'arranger la musique.
La perméabilité des musiciens aux différents courants musicaux de leur époque laisse aussi à penser que la musique latine (dans sa globalité) a nettement influencé les musiciens, principalement à NY (avec les labels Tico, Cotique, Alegre, Fania).