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MAX DE CASTRO : entre funk, electro et MPB


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 Sujet du message: MAX DE CASTRO : entre funk, electro et MPB
Nouveau messagePostĂ©: 11 Avr 2005, 00:06 
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Max De Castro : une biographie déjà bien remplie.

"De par les rythmes que j'emploie, les gens qui écoutent de la musique électronique aiment mes morceaux, les fans de soul aiment mes chansons grâce à ma guitare soulfull et les fans de Musique Populaire Brésilienne reconnaissent les influences de Jorge Ben et Wilson Simonal"

Max de Castro fait bien partie de ces artistes qu'il est difficile de catégoriser tant ses influences sont multiples. Il représente cependant le son nouveau de la musique brésilienne.

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NĂ© Ă  Rio de Janeiro en 1973, il passe son enfance dans un grand appartement sur l'Avenida Atlantica qui longe la plage d'Ipanema.

Son père, Wilson Simonal, chanteur-compositeur, pionnier du mélange soul-samba, écoute beaucoup de musique moire américaine. Interprète de quelques hits dans les années 60 et début 70, dont un hommage aux droits civils appelé Tributo A Martin Luther King, il est accusé en 1972 d'avoir dénoncé son comptable à la police. Le Brésil, alors aux mains de la dictature militaire, ne lui pardonne pas cette accusation (jamais prouvée) et ne souhaite plus l'entendre jouer.
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La famille déménage alors dans un quartier modeste de Sao Paulo où Simonal divorce de sa femme en 1991 ; Max est alors âgé de 18 ans. Wilson Simonal meurt en 2000 d'une cirrhose, brisé et fauché. C'est Simoninha, le frère de Max de Castro, qui paye les frais d'hôpital et l'enterrement.

Le souvenir du déclin de son père est encore frais pour De Castro : "Lorsque vous allez dans un magasin de disques, vous trouvez tous les albums de Gilberto Gil et Caetano Veloso, mais jamais un CD de mon père ; les gens qui écrivent l'histoire de la musique bréslienne font comme si Simonal n'existait pas. Personne ne calcule le prix que ma famille a payé pour çà!"
C'est dans ce climat familial tendu que Max De Castro apprend la musique avec son père. Fan de Prince et de musique noire américaine, il forme en 1992 le groupe Confraria avec Pedro Mariano (le fils d'Elis Regina et Cesar Camargo Mariano) et son frère Joao Marcello Boscolli (le patron de Trama, label actuel de Max de Castro). Ce dernier laisse sa place un an plus tard à Daniel Carlomagno. Le groupe rencontre ses premiers succès dans les festivals d'universités.
Puis Max De Castro participe deux ans au super-projet musical Cia da Musica (dont est issu le nordestin Lenine) ; il y fait ses premières armes de professionnel.
Il travaille ensuite comme compositeur et arrangeur sur les albums de Joao Marcello Boscolli et Pedro Camargo Mariano, et produit les albums de Thalma de Freitas, Klébi, Patricia Marx et Claudio Zoli.
En 1998, il fait partie du projet Artistas Reunidos aux côtés de Jairzinho Oliveira, Luciana Mello, Perdo Mariano et Simoninha. Les invités sur scène sont Djavan, Jair Rodrigues, Cesar Camargo Mariano, Claudio Zoli ou Otto. Le projet s'achève avec l'enregistrement d'un CD live en 2000.

Max de Castro est alors âgé de 27 ans. Malgré son expérience et son talent, il n'en vit pas moins modestement, avec sa soeur et sa mère dans un 3 pièces à São Paulo, au milieu de ses disques (4000 albums vynil) et ses trois guitares (une Gibson ES335, une Les Paul et une Fender Telecaster).
C'est dans cet environnement qu'il compose son premier album Samba Raro, sorti chez Trama. Vendu à 30000 exemplaires, c'est un premier succès salué par TIME Magazine.
Il enchaîne avec Orchestra Klaxon en 2002 et Max De Castro en 2005.

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La musique brésilienne : une affaire de famille?

Jairzinho Oliveira (diplômé de Berklee) : fils de Jair Rodrigues (l'un des plus grands chanteurs de samba des années 60)
Luciana Mello (chanteuse) : fille de Jair Rodrigues
Bebel Gilberto (chanteuse) : fille de Joao Gilberto
Moreno Veloso (chanteur) : fils de Caetano Veloso
Daniel Jobim (pianiste et arrangeur) : petit-fils de Tom Jobim
Ed Motta (chanteur) : neveu de Tim Maia
Simoninha (compositeur, multi-instrumentiste) : fils de Wilson Simonal
Max de Castro (compositeur, producteur, multi-instrumentiste) : fils de Wilson Simonal
Pedro Camargo Mariano (chanteur, compositeur) : fils de Cesar Camargo Mariano et Elis Regina
Maria Rita (chanteuse) : fille de Cesar Camargo Mariano et Elis Regina
JoĂŁo Marcello BĂ´scoli (producteur) : fils de Ronaldo BĂ´scoli et Elis Regina

Cette liste n'est pas exhaustive ; entre enfants de tropicalistes et enfants de sambistes, les "2ème génération" ont la part belle sur le marché de la MPB (Musique Populaire Brésilienne) depuis 10 ans.
Grâce à leur label Trama (monté par le fils aîné d'Elis Regina), les uns produisent, les autres composent, dans une ambiance très cool (voir l'album : Wilson Simoninha - Live Session At Trama Studios).
Leur atout est la musique qui les influence : depuis l'enfance, ils sont au contact de la culture musicale brésilienne (samba, pagode, bossa nova, rock tropicaliste) et de la musique noire américaine (funk, soul, jazz, blues) ; ils ont su aussi s'ouvrir aux musiques électroniques (drum'n'bass, electronica, beats hip-hop) et les intégrer à leurs chansons sans les dénaturer.
Leur succès au Brésil est incontestable, principalement à São Paulo et Rio de Janeiro, où ils sont nés pour la plupart.
Cependant, ce succès n'est pas international. Mise à part Maria Rita, aucun n'était de la fête cette année pour célébrer le Brésil en France.

C'est vers les CD correctement distribués en France qu'on peut se tourner pour découvrir cette génération de musiciens, avec comme chef de file Max De Castro.




Max de Castro :: Orchestra Klaxon

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Pourquoi Orquestra Klaxon?
Klaxon est une célèbre revue littéraire du début du siècle qui faisait la promotion du modernisme au Brésil. Elle proposait un renouveau dans l'art et une recherche dans l'identité brésilienne. Le modernisme avait comme idéal, par dessus tout, la diversité.

C'est dans cet esprit que Max De Castro a composé son deuxième album. Moins intimiste et personnel que le premier, il invite ici tout un orchestre de paroliers (Nelson Motta, Seu Jorge), d'instruments (sections cuivres et séquenceurs côtoient guitares acoustiques et électriques) et de stars brésiliennes (Paula Lima, Wilson Das Neves, Daniel Jobim).
Il arrive à harmoniser beats électroniques et musique populaire, sambas effrénés et bossas cosys. Bref, c'est une vraie réussite qui s'écoute en boucle.
En témoigne le merveilleux O nego do cabelo bom où se retrouvent JT Meirelles (leader de COPA 5, groupe de samba-jazz des années 60), Wilson das Neves (un des pionniers de la samba-soul), Sergio Barroso (contrebassiste-sideman des plus grands sambistes des années 60) et Sergio Carvalho au Rhodes (un des alter-ego de Deodato et autres Donato...).
Le modernisme de Max de Castro est plaisant car il fait à la fois référence au passé musical brésillien (particulièrement aux années 60), au groove noir-américain et à l'electro (symbole de la pointe technologique et moderne).




Max de Castro :: Max de Castro

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Dernier album de l'artiste, cet opus est dans la continuité d'Orchestra Klaxon. Max de Castro approfondit le concept de diversité musicale en mélangeant guitares saturées, beats et blip-blips électros, chant et arrangements de cuivres. Les riffs sont plus tranchants et les rythmes plus appuyés. Globalement, cet album est un peu plus sombre que le précédent.


Silêncio no Brooklin mélange habilement samba-jazz, arrangements de cordes et basses puissantes (avec un côté dub).
Pixiguinha Superstar, morceau instumental, probablement le plus funky de l'album, laisse la part belle aux arrangements de cuivres et au vocoder.
Sur Rosa, um samba para excluidos, c'est Trio Mocoto qui vient enrichir les choeurs pour un morceau samba-rock.

Max de Castro confirme par cet album qu'il est le fer de lance du movimento de renovação da música brasileira * et de fait l'artiste le plus à-même de populariser ce nouveau courant!!



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* Mouvement de renouveau de la musique brésilienne

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Nouveau messagePostĂ©: 04 Sep 2006, 17:24 
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Avec un album par an, il est vraiment sur les traces de son père (Wilson Simonal) avec la série Alegria Alegria en tre 1967 et 1970.

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